Trois pays du continent Européen ont produit presque la moitié du vin mondial depuis des années. Il s’agit de l’Italie, de la France et de l’Espagne. Le record a été détenu par la production française, mais elle a perdu la première place face à l’Italie en 2008. Marc Dubedout rapporte les études effectuées par un cabinet anglais que la situation de la France ne s’améliorera pas de sitôt et celle de la production italienne restera leader en matière de quantité.

Quelques pays des autres continents commencent aussi à s’imposer sur le marché et offrent des rapports qualité-prix intéressants.

Les 3 principaux pays producteurs de vins vus par Marc Dubedout

L’Italie

Elle a produit près de 50 millions d’hectolitres sur les 157,1 millions du continent européen tandis que le pays français en a produit environ 46,5 millions.

Elle a exporté plus de 15 millions d’hectolitres en 2004 mais elle a également importé plus de produits français qui sont beaucoup appréciés des Italiens, notamment le champagne.

Elle a intégré dans les circuits touristiques réputés les régions productrices pour mettre en valeur le patrimoine vitivinicole. Les producteurs italiens en produisent de toutes les couleurs : l’Orvieto (le blanc le plus vendu au monde), le Chianti (rouge) le Torgiano (prestigieux vins d’Ombrie), etc.

Le premier vignoble d’Italie a été implanté il y a bien longtemps, au Xe siècle avant JC. La population boit en moyenne 57,8 litres par habitant et par an, soit juste un peu moins que le record mondial de 58,2 litres détenu par les Français.

La France

En chiffre d’affaires elle devance de loin l’Italie puisque l’exportation du produit viticole y génère en moyenne 6,7 milliards d’euros contre 4,5 milliards d’euros pour l’Italie.

Selon Marc Dubedout, les liqueurs bachiques françaises sont réputées pour leurs goûts (Alsace, Bourgogne, Bordeaux, etc.) et même si l’amélioration de l’omnipotence des vins italiens talonne le marché, le label des producteurs français possède un prix encore deux fois supérieur.

Une stratégie de vente et un marketing infaillible sont mises en place par les producteurs français pour revenir à la course et de redevenir la première puissance en matière de produit viticole.

L’Espagne

Il reste le troisième producteur mondial, pourtant il détient la première place en matière de surface d’exploitation de la vigne avec plus de 1 million d’hectares.

La discordance est expliquée par le climat et la rudesse du sol espagnol. C’est un pays célèbre pour ses vins rouges mais il en produit également toute une gamme : des blancs secs, des rosés et des rouges légers.

Les producteurs espagnols possèdent l’esprit de compétitivité confie Marc Dubedout. Par ailleurs, ils ont le meilleur rapport qualité-prix dans le secteur des produits viticole.

Les autres pays européens

L’Allemagne

Elle est connue pour ses liqueurs de Bacchus blancs. En tenant la septième place mondiale, elle produit 8,2 millions d’hectolitres tout en exportant peu de ses productions vers les Pays-Bas et la Grande-Bretagne.

Elle est par contre le premier pays dans le continent européen à en importer plus dans son territoire avec comme exportateur le Chili, les Etats-Unis et ses voisins européens dont entre autres la France, l’Italie et l’Espagne.

Le Portugal

Il est connu pour sa célèbre ville productrice, le Porto, et occupe la huitième place dans le rang international avec une production d’environ 7,6 millions d’hectolitres.

Le Portugal produit aussi des vins blancs et rouges intéressants à part le fameux porto. Par ailleurs, il reste le premier fournisseur du « vin vert » appelé le « vinho verde », une liqueur bachique particulière du pays portugais.

Les pays du continent américain, eux aussi !

Les Etats-Unis reviennent dans le rang

Ils tiennent la quatrième place dans le classement mondial avec plus de 19 millions d’hectolitres. Les cépages américains sont généralement issus des vignobles de France.

Les producteurs américains ont actuellement adopté la politique « Wine Vision 2020 » afin de promouvoir ses produits viticoles et pour être le premier fournisseur sur le plan international.

Le bond de l’Argentine

D’après les informations recueillies par Marc Dubedout, l’Argentine figure en sixième place sur le marché international bien qu’il fasse partie des pays du Nouveau Monde. Avec plus de 13 millions d’hectolitres, elle produit principalement deux types dont un destiné pour l’exportation et un autre pour le marché local.

Le pays a aussi un « Plan Stratégique Vitivinicole 2020 » afin d’augmenter et de promouvoir les bénéfices obtenus à partir de l’exportation de ces boissons.

La percée du Chili

Les vins du « Nouveau Monde » progressent petit à petit dans l’échange mondial même s’ils sont encore loin derrière les trois principaux producteurs européens. Les fournisseurs chiliens ont gagné  une part de marché au préjudice des Européens avec  plus de 30% des échanges mondiaux actuellement contre environ 27% en 2005 confie Marc Dubedout.

La montée en puissance du Chili s’est faite de manière inégale selon de nombreux pays puisqu’en quelques années seulement, il a détrôné l’Australie et a pris la tête du groupe du Nouveau Monde.

Il occupe la neuvième place juste derrière le Portugal avec 6,7 millions d’hectolitres et est considéré comme étant l’un des principaux pays qui exportent le plus de vin dans le monde.

Et les pays du continent africain dans tout cela ?

L’Afrique du Sud détient la première place dans le continent africain, mais il occupe la dixième place dans le rang mondial avec ses 6,7 millions d’hectolitres explique Marc Dubedout.

Il est traditionnellement producteur de blanc et a décidé de passer à la production du rouge. Actuellement, plus du quart de la surface du vignoble sud-africain est destiné pour les cépages des rouges.

Il se tourne vers la production tant sur la qualité que la quantité pour améliorer l’exportation et pour gagner de la place sur le marché mondial. Les producteurs ont appelé la stratégie « Projet Winetech Vision 2020 » et c’est une réussite. Il faut noter que le marché vinicole du pays sud-africain reste peu ouvert à l’importation.

Beaucoup de pays du continent africain fournissent de bons vins mais ils sont destinés pour la consommation locale et non pour l’exportation, précise Marc Dubedout.

Le continent asiatique est aussi dans la course

La Chine

Selon les données recueillies par Marc Dubedout, le vignoble chinois s’étend sur plus de 840 mille hectares et il est actuellement en constant développement. Cette superficie permet au pays de représenter environ 10% du vignoble international, soit le deuxième vignoble le plus important au monde.

La diversité du climat permet de fournir une large gamme avec ses 10 principales régions productrices dont TongHua, BoHaiwan, HuiaZhuo, QinXu, YinChuan, GanSu-WuWei, ShiHeZi de XinJiang, MiLe à YunNan, HuangHeGuDao.

Sa place a été devancée par l’Afrique du Sud et le Chili est ne fait plus partie du top 10 dans la production mondiale mais il reste quand même un grand exportateur.

Le Viêt-Nam

Quelques dizaines de sociétés locales sont connus pour fournir de la liqueur des Bacchus dans le pays vietnamien. Mais la production ne peut répondre aux besoins de la population même si les surfaces pour les cépages augmentent d’année en année estime Marc Dubedout.

Les fermentations de vin de cépages sont destinées à la consommation intérieure tout en progressant en matière de qualité.

Le Japon

Le vignoble du pays nippon s’étend sur plus de 32 mille hectares et il se situe généralement au sud-ouest de Tokyo, plus précisément dans la région viticole du célèbre Mont Fuji.

Il fournit le Koshu, un cépage local qui est né durant l’ère Edo au Japon. Les fournisseurs japonais tentent actuellement de croiser cette boisson avec les diverses variétés occidentales. Le Kaï noir est issu d’un mélange avec le Cabernet-Sauvignon et le Kaï blanc, quant à lui, est obtenu par le croisement avec un Pinot blanc.

Les pays du continent océanique

L’Australie

L’Australie demeure le cinquième grand producteur dans le monde avec ses 14 millions d’hectolitres selon Marc Dubedout (le profil de M. Dubedout). Le pays mise sur l’exportation puisque la consommation locale est insuffisante pour écouler la production.

Une stratégie de développement, « Strategy 2025 », a été mise en œuvre pour remédier à ce problème en 1996. C’est un plan qui challenge le pays australien de faire de lui un des plus grands producteurs dans le monde selon toujours Marc Dubedout.

La Nouvelle-Zélande

Les surfaces de vignobles néo-zélandais ont triplé en seulement dix ans et s’étendent sur une superficie  d’environ 36 mille hectares. Plus de 670 domaines viticoles y sont plantés pour fournir les meilleurs produits de tous les pays océaniques.

Les régions viticoles néo-zélandaises se situent sur les deux grandes îles : l’île du Nord et l’île du Sud. Il exporte et importe les liqueurs de Bacchus à travers le monde avec plus de 234 millions de litres.

Produire en quantité essentielle est un objectif important mais produire les vins de qualité en quantité peut être un atout majeur pour l’avenir d’un pays fournisseur de produit viticole.

Pour être un grand fournisseur, il ne suffit pas de produire en grande quantité, mais il faut aussi l’accompagner de qualité.

Marc Dubedout a élu les pays suivants dans le top 10 des plus grands fournisseurs dans le monde d’après l’étude d’autres connaisseurs et selon son point de vue personnel en tant que spécialiste de vin : l’Italie, La France, L’Espagne, Les Etats-Unis, l’Australie, l’Argentine, l’Allemagne, le Portugal, le Chili et l’Afrique du Sud.

Marc Dubedout sur Facebook

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